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Hommes et dieux

Mythologie des peuples du golfe du B�nin


Les textes qui seront �dit�s ici sont une invitation � la r�flexion�:�ma vision des l�gendes des dieux du golfe du B�nin n’est pas du tout narrative, elle extrait ce qui en est l’enseignement essentiel, selon moi.

Je ne serai pas le repr�sentant ��officiel�� de la culture des peuples du golfe du B�nin. Vous n’y trouverez ni folklore ni �sot�risme d’aucune sorte. Mon propos ne r�side pas l�, d’autant que cela masque l’essentiel (toujours selon moi). Bien entendu, chacune des explications que je donne repose sur des �l�ments d’analyse que chacun peut �valuer, contester et m�me rejeter.

Le B�nin

Pays d’Afrique de l’Ouest situ� entre le Nigeria et le Togo, avec un littoral donnant sur l’Atlantique nord, le B�nin�–�capitale�: Cotonou�–�est un pays qui compte de nombreuses ethnies�: Fon, Bariba, Yorouba, Adja.

Par suite il se pratique de nombreuses langues et dialectes�: fran�ais�–�langue officielle�–�, fongb�, gengb� ou mina, yoruba, baatonu, dendi.

Léopard, H : 81,5 cm, Bénin. Ils étaient placés aux côtés de l'Qba pour l'apparat. Chaque animal est fait de cinq défenses. British Museum.

Peuples et cultures du B�nin

Les informations de cette page ne sont pas de l’auteur mais issues du site officiel du Minist�re du tourisme de la R�publique du B�nin. Elles permettront de situer les propos qui vont suivre.
Minist�re du tourisme de la R�publique du B�nin

Le l�opard a �t� repris comme logo des �ditions Lierre et Coudrier en 1997. (NDLR)

Le peuple

Pour beaucoup de visiteurs, la riche diversit� culturelle du peuple b�ninois constitue l’un des attraits les plus int�ressants de ce pays. La population du B�nin, d’environ 6,5 millions d’habitants, est compos�e de plus de vingt diff�rents groupes socio-culturels ayant chacun son histoire, sa langue et ses traditions. Ce qui reste toutefois constant chez tout le peuple b�ninois, est l’amiti� et l’hospitalit�. L’ouverture et la chaleur remarquables avec lesquelles ce peuple accueille les �trangers et les engage dans la conversation permettent aux visiteurs de d�couvrir la culture b�ninoise sur un plan personnel. Qu’il s’agisse de marchander les prix des produits avec les vendeurs du march� achaland� d’Abomey ou de visiter les c�l�bres tata somba des populations Betamarib� du Nord, les souvenirs les plus m�morables que l’on gardera de toute visite effectu�e au B�nin proviendront sans nul doute des populations locales.

Le Sud

Les groupes socio-culturels les plus importants du Sud sont les Fon et les Yoruba. La langue Fon est la langue locale pr�dominante dans la plus grande partie de cette r�gion, quoiqu’il existe beaucoup d’autres variantes. Le Goun par exemple est tr�s apparent� au Fon, de m�me, les populations Goun qui sont concentr�es au Sud-Est pr�s de Porto-Novo sont tr�s li�es aux Fons. Les populations Adja constituent un autre groupe intimement li� aux Fons. Elles sont concentr�es au Sud-Ouest, non loin de la cit� d’Abomey.

Historiquement, les Fon �taient l’une des plus puissantes civilisations de l’Afrique de l’Ouest. Ce sont les Fon qui ont fond� le royaume du Danhom�, qui a domin� une grande partie de l’histoire du B�nin d’aujourd’hui avant la colonisation Fran�aise. Une visite � Abomey l’ancienne capitale du royaume du Danhom� constitue la meilleure mani�re d’en apprendre davantage sur les Fon. L�, vous pouvez traverser � pied les ruines de l’ancien palais aussi bien que le Mus�e historique qui est un site du patrimoine Mondial des Nations-Unies en raison de son importance historique et culturelle. Les Yoruba sont concentr�s dans les r�gions Sud-Est et centrale du B�nin. Apparent�s aux c�l�bres peuples Yoruba du Nigeria, ils constituent 12% de la population du B�nin.

Le Nord

Les groupes culturels les plus importants du Nord sont les Bariba, les Dendi et les Betamarib� ou ��Somba��. Les Bariba sont originaires de la partie septentrionale du Nigeria et sont surtout concentr�s dans la r�gion Nord-Est du B�nin, autour de la cit� de Nikki. S’ils sont paysans et �leveurs pour la plupart, les Bariba sont particuli�rement connus pour leurs cr�ations de tissus �clatants et riches en couleurs qui sont tiss�s par les femmes et utilis�s comme v�tements traditionnels. La plus grande et la plus notable manifestation Bariba est la f�te annuelle de la Gani c�l�br�e � Nikki.

Les Dendi sont surtout concentr�s au Nord-Ouest du B�nin, entre Parakou et Natitingou. On estime qu’ils ont �migr� de l’ancien empire du Mali avant de s’installer au B�nin. Ils sont paysans pour la plupart, et ils �l�vent �galement du b�tail qu’ils mettent sous la bonne garde des nomades Fulani. Les Fulani (ou Peulh) se retrouvent dans tout le Nord du B�nin. On les rencontre souvent pendant la saison s�che lorsqu’ils d�placent leur b�tail, � la recherche de l’eau.

Le dernier groupe important du Nord est le groupe des Betamarib� ou ��Somba�� qui sont concentr�s dans les montagnes de l’Atacora, au Nord-Ouest du B�nin. Ce groupe est particuli�rement connu pour son style architectural unique, ��les tatas somba�� ressemblant � de petits ch�teaux. Ces habitants, de m�me que certains des plus beaux paysages du B�nin, sont aper�us depuis les montagnes de Natitingou, Boukoumb� et Tangui�ta.

La Religion

Au B�nin, les populations accordent une tr�s grande importance � la spiritualit�, et la pratique religieuse, qu’elle soit traditionnelle ou moderne, est un �l�ment important de la vie quotidienne. Le b�nin est consid�r� comme le berceau du Vodoun et plus de 80% de la population b�ninoise pratiquent cette religion traditionnelle que certains appellent �galement Animisme. Ces pratiques sont encr�es dans les traditions des peuples depuis des si�cles, et pour beaucoup de visiteurs, elles constituent l’un des aspects les plus int�ressants de la culture � explorer.

En plus de l’Animisme, les religions modernes telles que le christianisme et l’Islam ont une pr�sence croissante au B�nin. A peu pr�s 20% de la population du B�nin est chr�tienne. La plupart des Chr�tiens du B�nin sont Catholiques, mais il y a �galement un nombre grandissant de Protestants. L’Islam gagne �galement du terrain au B�nin, surtout dans les grandes villes telles que Porto-Novo, Parakou et Djougou. Beaucoup de pratiquants de ces religions n’ont pas perdu leurs croyances traditionnelles et prennent part aux c�r�monies et rituels traditionnels tout en allant � l’�glise ou � la mosqu�e.

L’Animisme repose sur une conception polyth�iste de l’Univers. On croit que Dieu ou ��le cr�ateur�� est partout, dans tout et qu’il est la somme des diff�rentes et nombreuses divinit�s qui, ensemble, constituent le Vodoun. Quelques exemples de ces divinit�s sont�: H�viosso ou Shango, le dieu du tonnerre et de la foudre�; Gou, le dieu du fer et des forgerons et Dan, le dieu de la prosp�rit�.

Si le Vodoun a ses origines au B�nin, beaucoup de ses pratiques se sont r�pandues dans d’autres parties du monde. Cette situation d�coule de la traite n�gri�re, �tant donn� que Ouidah, le berceau du Vodoun, �tait �galement l’un des plus grands ports n�griers de l’Afrique de l’Ouest. Aussi, beaucoup de croyances traditionnelles du B�nin se retrouvent-elles actuellement parmi les populations des Iles Cara�bes (Cuba et Ha�ti particuli�rement), du Br�sil et d’autres parties de l’Am�rique du Sud.

Le meilleur endroit o� l’on puisse en apprendre davantage du Vodoun et assister probablement � une c�r�monie ou � un festival, c’est Ouidah, le centre du Vodoun. L�, vous pouvez visiter la For�t Sacr�e, la demeure de certaines l�gendes et divinit�s les plus pr�cieusement gard�es ou le Temple des Pythons, l� o� ceux qui ont le go�t de l’aventure peuvent prendre les pythons, ce qui est consid�r� comme sacr� dans le Vodoun.

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octobre 2000 par Paul Georges Aclinou


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